De la douleur à la mission

Même si Dieu a réparé mon cœur après la perte de mon fils,
la vérité c’est que… je me suis perdue en chemin.

 

Le deuil ne laisse pas seulement une absence.
Il laisse aussi une fatigue invisible.
Une confusion intérieure.
Une impression d’avancer… sans vraiment savoir où l’on va.

Pendant longtemps, je portais mes responsabilités,
mes rôles,
mes attentes…
tout en sentant une petite voix intérieure murmurer :

« Il y a un sens à tout cela. »

 

Au fond de moi, je savais que mon histoire ne resterait pas une simple blessure.
Je sentais que Dieu voulait en faire une semence pour relever d’autres femmes.

Mais j’ai résisté.
Pas par manque de foi…
mais par peur.
Par épuisement.
Par cette sensation de ne plus me reconnaître moi-même.

 

Et pourtant… me voici aujourd’hui.
Cinq ans plus tard.
Encore en chemin… mais debout.
Plus consciente.
Plus alignée.
Plus disposée à répondre à l’appel.

 

C’est ainsi qu’est né Amoyah.
Pas comme un projet stratégique.
Mais comme une réponse intérieure.

Un espace pour les femmes, les mères, les sœurs
qui sentent qu’elles portent beaucoup…
mais qu’elles commencent à s’oublier.

 

Peut-être que tu te reconnais.

Tu donnes ton énergie au foyer.
Aux responsabilités.
Aux attentes des autres.

Mais au fond, une question reste suspendue :

Et moi dans tout ça ?

 

Tu sens qu’il existe quelque chose de plus.
Un appel.
Un mouvement intérieur.
Une direction que tu n’oses pas encore suivre.

 

Laisse-moi te dire ceci :

Prendre soin de toi n’est pas un acte égoïste.
C’est un acte de foi.

C’est reconnaître que Dieu ne t’a pas créée uniquement pour survivre…
mais pour porter une vie alignée et vivante.

 

Dans les moments où je pensais réellement couler,
voici ce qui m’a aidée à rester debout :

Je me suis accrochée à ma foi
Non pas parce que j’étais forte…
mais parce que je n’avais plus d’autre repère stable.

 

J’ai choisi mon entourage avec intention
Des personnes qui élèvent, qui prient, qui soutiennent.
Pas celles qui vident ou qui entretiennent la confusion.

 

J’ai accepté de ne pas tout comprendre immédiatement
Dieu ne donne pas toujours des réponses rapides.
Mais Il donne des directions progressives.

 

J’ai avancé malgré la peur
Des petits pas.
Des décisions imparfaites.
Une écoute plus attentive de Sa voix…
et moins de place pour le bruit intérieur.

 

Aujourd’hui, Amoyah est devenu un rappel vivant :
tu peux traverser la douleur
sans perdre ta mission.

 

Si ces mots te parlent,
peut-être que ton propre appel commence lui aussi à se faire entendre.

Et peut-être que ce n’est pas une fin…
mais le début d’un réalignement.

 

Bless and Be Blessed,
Marie


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